Instruction
Seba Calfuqueo, née en 1991 à Santiago, Chili, est une artiste multidisciplinaire dont la pratique mêle vidéo, photographie et performance. À travers son héritage mapuche, iel propose une réflexion critique sur les dynamiques culturelles et politiques qui façonnent l'identité autochtone au sein des sociétés chilienne et latino-américaine contemporaines.
Sa pratique déconstruit la vision anthropocentrique du paysage, interrogeant les droits environnementaux à travers une perspective des Premières Nations. Membre du collectif mapuche Rangiñtulewfü, Calfuqueo a participé à la Biennale de Venise (2024), à la Whitney Biennial (2024), à la 34e Biennale de São Paulo (2021).
Seba Calfuqueo est à la fois témoin et actrice d’une transformation sociale et environnementale au sein de la communauté mapuche dont elle est issue, dans les campagnes chiliennes. L’exploitation minière, inscrite dans un modèle économique hérité de l’histoire coloniale et consolidé par la privatisation des terres et de l’eau, modifie en profondeur la relation de ce peuple aux paysages. Dans la pensée mapuche, le vivant ne se divise pas : humains, eaux, pierres et végétaux participent d’un même équilibre, une trame relationnelle où chaque élément possède sa présence propre. Les cheveux, souvent présents dans l’œuvre de Calfuqueo, deviennent des prolongements du corps, des racines symboliques reliant l’individu à une mémoire collective et territoriale.
Dans Alga parda, le corps humain se fond dans un paysage côtier fait de roches et d’algues. Les cheveux se mêlent aux algues brunes, abolissant la frontière entre corps et environnement. Cette fusion produit une image ambiguë, où l’on ne distingue plus clairement ce qui relève de l’humain ou du végétal.
Les rochers évoquent à la fois le littoral et les murgiers, ces accumulations de pierres qui servent de refuges à de multiples espèces. Le corps devient alors lui-même un abri, une extension du paysage. Les formes ondulantes des algues prolongent les lignes du corps, créant une continuité visuelle entre chair, pierre et flore.
L’œuvre propose une vision d’interdépendance, où l’humain n’est plus au centre mais intégré dans un système plus vaste. Face aux logiques extractivistes qui fragmentent les milieux, Alga pardaaffirme une autre manière d’habiter le monde : une relation d’écoute et de transformation réciproque entre les corps et leur environnement.
Seba Calfuqueo est à la fois témoin et actrice d’une transformation sociale et environnementale au sein de la communauté mapuche dont elle est issue, dans les campagnes chiliennes. L’exploitation minière, inscrite dans un modèle économique hérité de l’histoire coloniale et consolidé par la privatisation des terres et de l’eau, modifie en profondeur la relation de ce peuple aux paysages. Dans la pensée mapuche, le vivant ne se divise pas : humains, eaux, pierres et végétaux participent d’un même équilibre, une trame relationnelle où chaque élément possède sa présence propre. Les cheveux, souvent présents dans l’œuvre de Calfuqueo, deviennent des prolongements du corps, des racines symboliques reliant l’individu à une mémoire collective et territoriale.
Dans Devenir troncos, le corps semble s’enraciner littéralement dans la forêt. À demi enfoui sous un tapis de feuilles, il se confond avec le sol et les troncs qui l’entourent. Les cheveux, tissés le long des branches, s’élèvent et se ramifient comme du lierre ou des racines aériennes, prolongeant la présence humaine dans l’espace végétal.
Cette hybridation suggère une transformation lente, presque imperceptible, où le corps devient paysage. L’image ne représente pas une simple immersion dans la nature, mais une véritable métamorphose : l’humain cesse d’être distinct pour devenir élément parmi d’autres. Les cheveux, assimilés à un système racinaire, évoquent une mémoire profonde, inscrite dans la terre et transmise de génération en génération.
Dans un contexte marqué par l’extraction et la fragmentation des territoires, cette œuvre propose une forme de résistance poétique. Elle réaffirme un lien organique au sol, à rebours des logiques d’exploitation qui déracinent à la fois les milieux et les communautés. Devenir troncos devient ainsi une image de continuité, où l’identité se déploie dans un réseau vivant, fait de connexions invisibles entre corps, végétation et mémoire.
Seba Calfuqueo est à la fois témoin et actrice d’une transformation sociale et environnementale au sein de la communauté mapuche dont elle est issue, dans les campagnes chiliennes. L’exploitation minière, inscrite dans un modèle économique hérité de l’histoire coloniale et consolidé par la privatisation des terres et de l’eau, modifie en profondeur la relation de ce peuple aux paysages. Dans la pensée mapuche, le vivant ne se divise pas : humains, eaux, pierres et végétaux participent d’un même équilibre, une trame relationnelle où chaque élément possède sa présence propre. Les cheveux, souvent présents dans l’œuvre de Calfuqueo, deviennent des prolongements du corps, des racines symboliques reliant l’individu à une mémoire collective et territoriale.
Dans Quintral 1, le corps est partiellement recouvert d’un tissu bleu, tandis que les cheveux sont tressés avec une plante fleurie aux teintes rouges vives. Cette composition crée un contraste fort entre les couleurs et les matières, structurant l’image en deux zones distinctes.
D’un côté, le tissu évoque une séparation, une forme de protection ou de distance. De l’autre, la végétation envahit le corps, s’y accroche et s’y développe. Les fleurs rouges, intégrées aux cheveux, forment une couronne organique qui relie l’humain au monde végétal.
L’œuvre met en scène une transformation en cours, où les frontières deviennent poreuses. Elle propose une vision du corps comme territoire traversé par des forces multiples, et souligne la possibilité d’une coexistence fondée sur l’interrelation plutôt que sur la domination.
Seba Calfuqueo est à la fois témoin et actrice d’une transformation sociale et environnementale au sein de la communauté mapuche dont elle est issue, dans les campagnes chiliennes. L’exploitation minière, inscrite dans un modèle économique hérité de l’histoire coloniale et consolidé par la privatisation des terres et de l’eau, modifie en profondeur la relation de ce peuple aux paysages. Dans la pensée mapuche, le vivant ne se divise pas : humains, eaux, pierres et végétaux participent d’un même équilibre, une trame relationnelle où chaque élément possède sa présence propre. Les cheveux, souvent présents dans l’œuvre de Calfuqueo, deviennent des prolongements du corps, des racines symboliques reliant l’individu à une mémoire collective et territoriale.
Dans El reflejo del lago, le corps repose debout sur un tronc, devant son visage, une surface d’eau calme agit comme un miroir. La posture est apaisée, presque méditative, suggérant une relation d’écoute et de contemplation.
Dans le contexte chilien, où l’eau est largement privatisée, cette représentation prend une dimension politique. Ce qui apparaît ici comme un espace de calme et de partage est en réalité soumis à des logiques d’appropriation et de contrôle. La personne qui tient l’eau se mêle à celle-ci, ou la possède ?
L’œuvre propose une image de réciprocité, où l’humain ne domine pas mais coexiste avec les éléments. Face aux logiques d’appropriation, El reflejo del lago rappelle que l’eau est avant tout un espace de relation, un lien qui unit les êtres vivants.
À travers cette image, Calfuqueo nous tient attentif·ve aux équilibres fragiles entre les êtres et leur milieu.
Seba Calfuqueo est à la fois témoin et actrice d’une transformation sociale et environnementale au sein de la communauté mapuche dont elle est issue, dans les campagnes chiliennes. L’exploitation minière, inscrite dans un modèle économique hérité de l’histoire coloniale et consolidé par la privatisation des terres et de l’eau, modifie en profondeur la relation de ce peuple aux paysages. Dans la pensée mapuche, le vivant ne se divise pas : humains, eaux, pierres et végétaux participent d’un même équilibre, une trame relationnelle où chaque élément possède sa présence propre. Les cheveux, souvent présents dans l’œuvre de Calfuqueo, deviennent des prolongements du corps, des racines symboliques reliant l’individu à une mémoire collective et territoriale.
Dans Hualles, le corps se fond dans un ensemble de troncs d’arbres, jusqu’à presque disparaître. Les teintes de la peau et de l’écorce se confondent, rendant difficile toute distinction.
Une tresse traverse l’image, se déployant de branche en branche. Elle agit comme un fil conducteur, reliant les différents éléments du paysage au corps humain. Cette ligne suggère un parcours, une circulation entre les formes de vie.
Le corps n’est plus un centre, mais un point parmi d’autres dans un réseau complexe. Il devient partie intégrante de la forêt, absorbé par elle tout en restant présent. C’est une transformation, une fusion entre corps et nature.
Face aux logiques extractivistes, Hualles affirme une autre manière d’exister : non pas en s’appropriant le territoire, mais en s’y inscrivant, en continuité avec les formes qui le composent.
Seba Calfuqueo est à la fois témoin et actrice d’une transformation sociale et environnementale au sein de la communauté mapuche dont elle est issue, dans les campagnes chiliennes. L’exploitation minière, inscrite dans un modèle économique hérité de l’histoire coloniale et consolidé par la privatisation des terres et de l’eau, modifie en profondeur la relation de ce peuple aux paysages. Dans la pensée mapuche, le vivant ne se divise pas : humains, eaux, pierres et végétaux participent d’un même équilibre, une trame relationnelle où chaque élément possède sa présence propre. Les cheveux, souvent présents dans l’œuvre de Calfuqueo, deviennent des prolongements du corps, des racines symboliques reliant l’individu à une mémoire collective et territoriale.
Dans la cosmologie mapuche, les montagnes sont des entités vivantes, souvent associées à des forces spirituelles. Elles participent d’un monde où le visible et l’invisible coexistent.
Dans Pillan, un photomontage fusionne le corps humain avec un paysage montagneux. Le dos se confond avec les lignes du relief, tandis que d’autres fragments du sol terreux semblent se superposer au ciel.
Cette composition brouille les repères spatiaux et corporels. Le corps devient paysage, et le paysage devient corps. Les cheveux prolongent cette fusion, s’intégrant aux formes naturelles.
L’œuvre évoque une puissance à la fois physique et symbolique. Le terme « Pillan » renvoie à des forces spirituelles liées aux éléments naturels, renforçant cette dimension.
Seba Calfuqueo est à la fois témoin et actrice d’une transformation sociale et environnementale au sein de la communauté mapuche dont elle est issue, dans les campagnes chiliennes. L’exploitation minière, inscrite dans un modèle économique hérité de l’histoire coloniale et consolidé par la privatisation des terres et de l’eau, modifie en profondeur la relation de ce peuple aux paysages. Dans la pensée mapuche, le vivant ne se divise pas : humains, eaux, pierres et végétaux participent d’un même équilibre, une trame relationnelle où chaque élément possède sa présence propre. Les cheveux, souvent présents dans l’œuvre de Calfuqueo, deviennent des prolongements du corps, des racines symboliques reliant l’individu à une mémoire collective et territoriale.
Dans Pewen, un photomontage associe le corps humain à une végétation composée de cactus. Le torse devient surface de projection pour ces formes organiques, dont les épines et les fruits évoquent une pilosité transformée.
Le visage est absent, recentrant l’attention sur le corps comme espace de transformation. Cette absence renforce l’idée d’une identité collective, au-delà de l’individu.
Les cactus, plantes résistantes adaptées à des environnements arides, introduisent une dimension de survie et d’adaptation. Leur présence sur le corps suggère une capacité à persister malgré des conditions hostiles.
L’œuvre met en scène une hybridation où les limites entre humain et végétal s’effacent. Elle propose une lecture du corps comme territoire, marqué par les conditions environnementales et les transformations politiques.
Seba Calfuqueo est à la fois témoin et actrice d’une transformation sociale et environnementale au sein de la communauté mapuche dont elle est issue, dans les campagnes chiliennes. L’exploitation minière, inscrite dans un modèle économique hérité de l’histoire coloniale et consolidé par la privatisation des terres et de l’eau, modifie en profondeur la relation de ce peuple aux paysages. Dans la pensée mapuche, le vivant ne se divise pas : humains, eaux, pierres et végétaux participent d’un même équilibre, une trame relationnelle où chaque élément possède sa présence propre. Les cheveux, souvent présents dans l’œuvre de Calfuqueo, deviennent des prolongements du corps, des racines symboliques reliant l’individu à une mémoire collective et territoriale.
Dans Folil, le corps est entièrement enseveli dans le sable, laissant seul un visage apparent. Des cheveux, mêlés à des algues, émergent de la surface et tracent des lignes sur le sol. Ces lignes forment le mot « folil », qui signifie en langue mapuche « racine ».
Ce geste inscrit le langage directement dans le paysage. Les cheveux deviennent un outil d’écriture, mais aussi une extension du corps vers le territoire. Ils matérialisent une continuité entre l’individu et son environnement.
L’ensevelissement du corps suggère à la fois une disparition et un enracinement. Il ne s’agit pas d’une fin, mais d’une transformation, d’un retour à la terre.
Les algues, mêlées aux cheveux, renforcent cette idée de circulation entre les milieux terrestres et marins. L’œuvre évoque une connexion élargie, au-delà des frontières visibles.
Folil propose ainsi une réflexion sur la mémoire et la transmission. En inscrivant le mot « racine » dans le paysage, Calfuqueo affirme l’importance des liens invisibles qui relient les êtres, et invite à repenser notre rapport au territoire comme une relation vivante et continue.